20.2.17

[ CHRONIQUE ]



 PIANO MAGIC  /  Closure 
[ second language 2016 ]


Collectif anglais à géométrie variable, inspiré par l’écurie 4AD dans sa première décennie, PIANO MAGIC est formé par Glenn Johnson seul membre permanent, au milieu des années 90. Développant au départ des musiques plutôt abstraites et expérimentales, le groupe évolue rapidement vers des formats plus traditionnels offrant dès la fin des années 90 des compositions pop éthérées singulières. ‘’Low Birth Weight’ et ‘Artists Rifles’, albums charnières en sont de bons exemples. Le groupe devient vite indispensable pour un noyau solide de fans qui offrent à PIANO MAGIC le statut particulier de groupe culte. Les années passent et les albums se suivent avec un succès grandissant, albums dans lesquelles les invités de marque se succèdent, on citera Brendan Perry (Dead Can Dance) ou sur ce dernier opus, Peter Milton Walsh (The Apartments).
Pourtant, ce douzième album, ‘Closure’ au titre tristement prémonitoire annonce bien l’arrêt du projet de Glen Johnson. On ne sait ce qui a provoqué cette décision mais elle semble irrévocable. ‘Closure’, sera bien le dernier album de PIANO MAGIC qui au travers des huit plages de cette nouvelle collection tire sa révérence. On a d’autant plus de regrets que cette dernière salve est de haut niveau, offrant après une introduction belle, longue et mélancolique d’excellents titres comme le léger et vivifiant ‘Landline’. On évolue souvent au crépuscule ou à l'aube avec PIANO MAGIC, ces moments particuliers où le monde est en mutation, et le superbe ‘Exile’ prouve tout le talent d’un groupe en pleine possession de son art. Etrangement,  la musique semble ici plus apaisée que jamais. Les mélodies sont douces et enlevées. La ballade ‘You Never Stop Loving (The One That You Loved)’ est de toute beauté. La voix de Glen Johnson est feutrée. ‘Attention To Life’ déchirante ritournelle et ‘I Left You Twice, Not Once’ cloturent l’album avec classe et enfonce le clou d'un départ sans retour.
PIANO MAGIC laisse derrière sa traine un héritage conséquent pétri de talent et de passion. ‘Closure’ fait à présent partie du meilleurs de ce groupe atypique et essentiel. A l’écoute de cette superbe collection on ne peut que regretter encore davantage que le chemin s’arrête là. Bien entendu, PIANO MAGIC va manquer, beaucoup, cruellement, mais leur musique continuera de nourrir nos âmes et d’habiter nos cœurs, de raisonner encore et encore, car elle fait depuis longtemps et maintenant pour toujours un peu partie de nous. 


[ freund ]


19.2.17

[ T.V ]

NICOLAS KER  / The Suburbs Of Exile
[ pan european recording 2016 ]

16.2.17

[ EXPRESS ]

DEAD CAN DANCE  / Garden of the Arcane Delight
[ 4ad records 2016 ]

En attendant un nouvel album du mythique duo DEAD CAN DANCE, leur label d'origine jusqu'en 1996, 4ad,  réédite la discographie complète du groupe en format vinyle, excepté  le premier ep, 'Garden Of The Arcane Delight',  paru en 1984 uniquement en vinyle qui est lui réédité au formats vinyle et cd agrémentés de huit titres supplémentaires. Outre les quatre titres d'origine dont on est heureux de redécouvrir la remasterisation, le plaisir et la curiosité sont totales quand à la découverte ou redécouverte des Peel sessions que DEAD CAN DANCE à mis en boite entre novembre 1983 et juin 1984 à la BBC. Le titre 'Instrumental' qui ouvre ces fameuses sessions est intéressant dans son métissage entre les racines punk du groupe et la projection vers les musiques du monde exploitées avec inspiration des années plus tard. L'inédit 'Labour Of Love' qui suit est lui typique de ce que Brendan Perry peut proposer comme ritournelle mélancolique à la mélodie imparable. Pour ce qui est de la suite, on retrouve avec plaisir les versions brutes de certaines compositions qui formeront l'ossature du premier album à paraitra en mars 1984. Un document intéressant qui nous replonge dans les racines de ce groupe unique qu'a toujours été DEAD CAN DANCE.




NICOLAS KER  /  Les Faubourgs de l'Exil 
[ pan european recording 2016 ]

Paru l'été dernier, il est intéressant de revenir sur cet instantané en solitaire de NICOLAS KER, échappé le temps d'un album de ses chers Poni Hoax. 'Les Faubourgs de L'Exil' est un disque mélancolique, beau et simple chanté en anglais. 'Holdings & Vat' qui introduit l'affaire est une jolie ballade à la guitare, calme et chaloupée. 'The Suburbs Of Exile' sans doute la perle des dix plages qui forment l'album est une chanson passionnée emprunte de liberté, de tristesse aussi parfois. Mais qui a dit que l'homme était un drôle ? 
La voix de NICOLAS KER est ronde et chaude, parfois éprouvée, parfois fragile. La reprise nébuleuse et bancale du 'Summertime' de Gershwin est un moment clé prouvant à quel point l'artiste parvient à s'approprier les affaires des autres en leur donnant ses propres couleurs. 
Le seul titre en français, 'La Mémoire Retrouvée' est une pièce contemporaine au violoncelle galopante et furtive. De ce premier essai de NICOLAS KER, rien à écarter. Tout au long de sa petite demi heure, 'Les Faubourgs de L'Exil' nous promène dans le monde de l'artiste en noir et blanc et il faut bien l'avouer majoritairement pour notre plus grand plaisir. Un premier album que l'enflammé 'Saviour In The City' clos avec force et conviction.



LUSH   / Live at KCRW Mornings Become Electric
[ Thoughtforms 2016 ]

Concernant LUSH le maître mot sera 'regrets'. N'aurait-il pas mieux fait que le groupe ne se reforme jamais ? La question reste posée. L'histoire aurait pu être belle si cette seconde rupture n'était pas venu tout gâcher. Bref, l'histoire appartient à l'histoire et ce live paru en novembre dernier restera le témoignage d'un groupe en plein possession de ces moyens. Après un ep contenant quatre inédits et une tournée triomphale, sans doute la dernière, LUSH est invité à enregistrer une session live à Los Angeles dans les studios de la radio KCRW. il en résulte ce disque live, le premier officiel pour LUSH, qui propose huit titres emblématiques de la carrière du groupe. La version live de 'De-Luxe' qui ouvre la bal est de toute beauté, envoutante et juste. 'Out Of Control' titre de 2016 est superbe. La mélancolie qui s'en dégage est touchante et la voix plus fragile de Miki Berenyi ajoute à l'émotion. L'énergique 'Ladykillers' fait l'effet d'un météorite rappelant les racines punk de LUSH. 'Sweetness And Light' plus direct et 'Scarlet' nous jette à la figure le talent pop de ce groupe tant aimé qu'on écoutera encore et encore avec la même envie et le même bonheur. Un témoignage essentiel qui clos tristement le chemin d'un groupe qui avait encore tant à dire.




15.2.17

4.2.17

[ SORTIES ]

LES SORTIES DE FEVRIER 


DAVID BOWIE / Sound & Vision - single 7' picture - warner 
RODOLPHE BURGER / Good - album cd & vinyle - dernière bande 
CURRENT 93 / Honeysuckle Aeons - album vinyle gold edition - coptic cat 
DIE FORM / Psychic Poison - single cd - trisol
ELBOW / Little Fiction - album cd & vinyle - fiction 
KAS PRODUCT / Black & Noir - réédition cd & vinyle - soul jazz
MODERN ENGLISH / Take Me To The Trees - album cd & vinyl - ikm.me  
MOON DUO / Occult Architecture 1 - album cd & vinyle - sacred bones
New Order Presents B Music - compilation 3cd & 2 vinyles - factory benelux  
OSTARA / Napoleonic Blues - album cd & vinyle - soleilmoon 
PIANO WIRE / Dream Underground - album cd & vinyle - hanging house
PONI HOAX / Tropical Suite - album cd & vinyle - pan european  
RED LORRY YELLOW LORRY / Box 82-89 - compilation 4cd - cherry red 
SHADOW BAND / Wilderness Of Love - album cd & vinyle - mexican summer
SHANNON WRIGHT / Division - album cd & vinyle - vicious circle
SIX ORGANS OF ADMITTANCE / Burning In The Shold - album cd & vinyle - drag city 
THE BESNARD LAKES / Are The Divine Wind - single ep 12' vinyle - jagjaguwar