jeudi 31 août 2023

mardi 29 août 2023

[ SORTIES ]



SEPTEMBRE / Dans Les Bacs - Chez Les Disquaires 




THE 69 EYES / Hollywood Kills Live 
2LPs Couleur 
[ Svart ]


PERRY BLAKE / Perry Blake 25th 
2LPs Couleur + CD 
[ Moochin About ]


BLONDE REDHEAD / Sit Down For Dinner
CD/LP Couleur 
[ Partisan ]


THE BREEDERS / Last Splash 30th
CD/2LPs Clear + 12'
[ 4AD ]


MICHAEL CASHMORE / 
The Sword Becomes A Sheild
CD 
[ House Of Mythology ]


CHROME / Ghost Machine 
CD/LP 
[ Cleopatra ]


CRISPY AMBULANCE / Fin/Frozen Blood
CD
[ Factory Benelux ]


THE CURE / Show 
2LPs 
[ UMC ]


CURVE / Doppelganger 
LP Couleur 
[Musiconvinyl ]


DURAN DURAN / Pop Trash 
2LPs 
[ Be Music Group ]


ELECTRIC SIX / Turquoise 
CD/LP 
[ Metropolis ]


ELECTRONIC / Get The Message - Best Of
2CDs/2LPs
[ Warner ]


ERASURE / The Neon Live 02
3LPs/4CDs/2CDs
[ Live Here Now ]


DAVID EUGENE EDWARDS / Hyacinth
CD/LP Couleur 
[ Sargent House ]


FAITH AND THE MUSE / 
The Burning Season 
2LPs Couleur 
[ The Circle Music ]


FRENCH COWBOY AND THE ONE /
Niente 
CD/2LPs 
[ Havalina ]


FRIENDLY FIRES / Paris 
12' Couleur 
[ XL Recordings ]


FRIENDLY FIRES / Friendly Fires 15th
LP Couleur 
[ XL Recordings ]


FRONT 242 / Official Version 
LP 
[ Pias Label ]


MICK HARVEY / Phantasmagoria In Blue
CD/LP 
[ Mute ]


RICHARD HAWLEY / Live At Piece Hall
3LPs/3CDs/2CDs 
[ Live Here Now ]


KRISTIN HERSH / Clear Pond Road 
CD/LP Couleur 
[ Fire Records ]


IGGY POP / Rare Trax 
CD/2LP Couleur
[ Cleopatra ]


THE LEGENDARY PINK DOTS / 
Faces In The Fire 
LP
[ Pias Label ]


THE MISSION / Live At Buenos Air
2LPs/2CDs
[ Noissim ]


THE MISSION / Déjà Vu Live
3LPs/4CDs/2CDs 
[ Live Here Now ]


MOGWAI / Rock Action  
LP Couleur 
[ Pias ]


MOGWAI / 
Happy Songs For Happy People 
LP Couleur 
[ Pias ]


MOGWAI / Mr Beast
LP Clear 
[ Pias ]


PETER MURPHY / Live In London 
3LPs Couleur/2CDs
[ Live Here Now ]


NEW MODEL ARMY / Sinfonia
3LPs + DVD/ 2CDs + DVD 
[ Ear Music ]


PETER HOOK AND THE LIGHT /
Joy Division A Celebration
3LPs Couleur + CD
[ Live Here Now ]


PIANO MAGIC / Artists Rifles 
LP
[ Rocket Girl ]


PLAY DEAD / John Peel Sessions
LP Couleur 
[ Jungle ]


SLOWDIVE / Everything Is Alive 
CD/LP Couleur/K7
[ Dead Ocean ]


SIGUR ROS / Alta 
CD/2LPs Couleur 
[ Be Music Group ]


SOFT CELL / Non Stop Erotic Cabaret Live
4LPs/3CDs/2CD
[ Live Here Now ]


SPARKLEHORSE / Bird Machine 
CD/LP CLear 
[ Anti ]


TRISOMIE 21 / Million Lights 
LP
[ Pias Label ]



dimanche 27 août 2023

[ CHRONIQUE ]


LADYTRON
Time's Arrow
CD/LP/K7
[ Ladytron Music ]
20.01.23


C'est toujours avec joie et envie qu'un nouveau disque de LADYTRON est accueilli. et  voilà plus de vingt ans que ça dure. C'est en 1999 que le quatuor se forme et se stabilise en 2001 avec '604' un premier album qui fait mouche, notamment grâce à 'Playgirl', véritable hit en puissance. Ces autres quatre de Liverpool qui puisent le nom du groupe du côté de Roxy Music et du titre 'Ladytron' ont pour fan, Brian Eno qui en grand amateur, n'hésite pas à déclarer que LADYTRON est ce qu'il est arrivé de mieux à la pop ces dernières années. Malgré un hiatus entre 2011 et 2016 durant lequel les membres de la formation se consacrent à leur projets propres, LADYTRON n'a cessé ces vingt dernières années de sortir des disques. 
Sept au total avec ce 'Time's Arrow' (Flèche du temps?, Temps qui file?) paru l'hiver dernier sur leur propre label.  Devenu trio depuis mars dernier (Ruben Wu à quitté le groupe pour pleinement se consacrer à la photographie) LADYTRON poursuit dans sa veine rétrofuturiste, entre bande son de film de science-fiction et new-wave matinée de pop. 
Dès les premières mesures de 'Time's Arrow' on est en terre familière, l'atmosphère de ce septième album semble plus apaisée et les compositions plus lumineuses. Le binaire est hyper efficace 'City Of Angels' prouve une fois encore le pouvoir mélodique de LADYTRON et sa force à créer des ambiances mélancoliques saisissantes. Dans la construction et le développement des titres, on retrouve les boites à rythmes immuables en soutient à des mélodies synthétiques souvent froides, régulièrement planantes, lovées de sonorité cotonneuses qui s'étiolent telles de vaporeux nuages. 'We Never Went Away' est un bel exemple de louange extra-terrestre. Une mélodie simple dans un espace infini entre rêverie et sidération. C'est beau, angélique et doux. Le bien nommé 'Dreamers' est dans la même veine. Morceau en apesanteur qui sonne comme la bande originale imaginaire d'un film de science-fiction des années 70. L'évasion est la spécialité de LADYTRON qui n'hésite pas grossir le trait d'un rétro assumé. L'instrumental 'Sargasso Sea' est un doux songe, une mélopée venue d'ailleurs qui séduit et enchante l'auditeur déjà rallié à la cause. Autre pièce maîtresse de cette nouvelle collection, le superbe 'California' qui offre une ballade onirique, baignée d'un soleil caressant et ouvre plus encore un espace infini. C'est un moment d'oubli et de sérénité dont seul LADYTRON possède la recette. Superbe. 
Alors que 'Time's Arrow' se referme déjà sur le titre éponyme, on regrette que le temps soit passé si vite et il va falloir appréhender le retour à la réalité. On se met à imaginer déjà le prochain disque. Preuve que LADYTRON continu de nous enchanter et de baigner la terre de son espace infini. 

vendredi 25 août 2023

[ CHRONIQUE ]


ITALIA 90
Living Human Treasure
CD/LP
[ Brace Yourself Records ]
23.01.23

A Londres rien de nouveau et pourtant ... Formé en 2016 par une bande de potes qui traîne ensemble depuis l'enfance, ITALIA 90, groupe 'Post-Punk' londonien est habité par la rage de la revendication. La colère est la musique en guise de message politique. C'est pour le groupe le but de leur musique et son rôle plus généralement. Après une poignée de EPs entre 2017 et 2021, ITALIA 90 passe finalement au format long. Le nom du groupe fait référence à la coupe de monde de 1990 et est composé de Captain Acab, J. Dangerous, Bobby Portrait et Les Miserable au chant, véritable porte parole aux allures de skinhead, tête rasé et docs montante. La musique du quatuor à du mordant et les textes déclamés secouent et  bousculent. ITALIA 90 défend le prolétariat fasse aux puissants  et met en exergue les inégalités. 
Ses revendications, le groupe les pose sur une base post-punk enrichie de nombreuses références, noise, jazz et même new-wave.  La subtilité de leur musique vient de cette mixité d'influences naturellement égrainée dans leurs compositions.  ITALIA 90 possède un véritable talent de création et une totale honnêteté dans la démarche. Le talent rare aussi, de faire du neuf avec du vieux. Le quatuor dit volontier que leur façon de fonctionner est de s'éloigner des évidences et c'est ce qui fait la particularité, le précieux du groupe et la fraîcheur de leur musique. Les Miserable est persuadé que la musique peut être une arme et un véritable pouvoir des impuissants face aux puissants. L'histoire dit qu' ITALIA 90 a été approché par une major au moment de l'enregistrement de 'Living Human Treasure' est que le groupe a balayé la proposition, préférant travailler avec un indépendant. 
L'ensemble des onze titres de l'album forment un tout aussi uni que diversifié. L'impréssionnante introduction 'Cut' pose le décors avec un son sec, désossé et métronomique. la voix de Les Miserable vindicative peut rappeler sur certaines intonations, Genesis P-Orridge. On notera aussi l'imposant 'Competition' qui dépeint avec clarté la condition humaine dans la société actuelle. Le titre s'étire sur près de huit minutes et l'intensité crescendo prend à la gorge. 'The Mumsnet Mambo' est un passage unique dans l'album et démontre avec brio les capacités et l'ouveture artistique d'un groupe qu'il ne faut surtout pas ranger dans une quelconque case. Un mambo décalé soutenu d'un spoken-word non dénué de sens du l'humour. Plus enjoué 'Funny Bones' aux accents très british dégage une atmosphère très new-wave 80's pour un titre survitaminé. En fin de parcours 'Tales From Beyond' ( en vidéo ci-dessous) est sans doute le titre le plus abordable de l'album avec son refrain hyper mélodique aux sonorités noise. ce morceau ouvre le prisme des possibles qui semblent infinies pour ITALIA 90.
Sacrée claque que ce premier album d'un groupe aussi passionnant dans le fond que dans la forme. 'Living Human Treasure' a déjà la maturité d'un classique et la fougue de la jeunesse. Il faudra désormais compter sur ITALIA 90 dans un future qui s'annonce aussi étonnant que prometteur. Excellente surprise !

mercredi 23 août 2023

[ INFO ]



THE CASSANDRA COMPLEX
Nouveau Label et Tournée



De retour depuis 2007 d'abord sur scène pour des concerts réguliers, THE CASSANDRA COMPLEX est revenu avec du son nouveau en 2022 et un nouvel album studio intitulé 'The Plague', chroniqué ici. Paru au format digital uniquement, les dix nouveaux titres marquent sans conteste la bonne santé du quatuor. 
Mais l'actualité de THE CASSANDRA COMPLEX ne s'arrête pas là et le groupe dans sa bonne dynamique vient d'annoncer par le voix de son leader Rodney Orpheus que COP International, label créé en 1991 et basé en Allemagne et aux Etats-Unis à signé THE CASSANDRA COMPLEX pour du neuf à venir en 2024.  Rappelons que ce label héberge entre autre les projets de John Fryer, musicien et producteur de Fields Of The Nephilim, Wire ou Modern English pour ne citer qu'eux.
Le deal entre COP International et THE CASSANDRA COMPLEX semble concerner une tournée déjà partiellement bookée pour la fin de l'hiver en France, Allemagne, Royaume-Uni et Etats-Unis. Le groupe doit aussi réenregistrer certains titres de leur catalogue à sélectionner parmi leurs huit albums. Enfin et c'est le plus intéressant ; il y aura un nouveau disque de THE CASSANDRA COMPLEX en 2024 avec cette fois sans doute une sortie physique, cd et/ou vinyle. Les informations devraient être plus précisent dans les semaines, mois à venir. 


mardi 22 août 2023

[ CHRONIQUE ]


IGGY POP 
Every Looser
CD/LP/K7
[ Atlantic ]
06.01.23


L'année 2023 a plutôt bien débuté avec la sortie du 19ème disque studio d'IGGY POP plutôt en grande forme pour un jeune homme de 75 printemps ! Après la très bonne parenthèse Jazzy de 'Free' en 2019, notre père à tous revient très rock, mais pas que. 'Every Looser' tout au long de ses 37 minutes à dominante rock voir punk présente les capacités qui semblent infinies d'un artiste majeur et protéiforme. Pour ce nouvel album, IGGY POP s'est entouré de nombreux invités avec lesquels il a partagé l'écriture des textes et les musiques d'un disque qu'on sent important dès la première écoute. Très présent dans le processus d'écriture, le guitariste et producteur Andrew Watt partage la plupart des titres avec l'iguane. Duff McKagan (Gun's N Roses) et Chad Smith (Red Hot Chili Peppers)  y sont aussi des collaborateurs récurrents.
Annoncé par le très punk 'Frenzy' qui ouvre l'album, 'Every Looser' annonce faussement la couleur. De punk il en est question mais pas que et loin de là. 'Stung Out Johnny' et sa basse très new-wave est un titre plus rond, plus doux, plus pop, à la mélodie imparable. Très pop 70's, l'excellente 'New Atlantis' est un conte à la Iggy. Un titre qui sonne comme un classique interprété de voix de maître par un IGGY POP décidément très en forme. Absolument délicieux. Retour au punk sauvage, celui des grandes années Stooges avec le râpeux 'Modern Day Rip-Off' qui dégomme tout sur son passage. 
'Every Looser' est multiple et c'est ce qui fait sa richesse. IGGY POP n'a jamais été un et la multitude qu'il est, transpire dans l'album. 'Morning Shaw' est une ballade très américaine, très cool sur laquelle la voix du crooner se love parfaitement et comme l'artiste n'en a toujours fait qu'à sa tête, il est ici et là des interludes en spoken-word façon piano bar qui s'immiscent à plusieurs reprises dans la déroulé. Le bien nommé 'Neo Punk' rugit et file à la vitesse d'un bolide. Pas étonnant que Travis Barker (Blink 182) soit derrière les futs. Le très rock 'All The Way Down', hyper efficace, n'aurait pas dénoté sur 'American Caesar'. L'album se développe sans fausse note de goût et c'est déjà 'Comments' qui annonce les derniers titres. 'Comments' est étonnant dans sa conception, entre rock eighties et pop synthétique. Peut être le titre le moins accrocheur de la sélection. Après l'interlude acoustique géré de voix de maître par IGGY POP tout en mystère, 'Every Looser' s'achève sur 'The Regency', contestation oscillant entre pop et rock qui referme le disque par un morceau aux allures de classique.
IGGY POP peut tout faire, tout interpréter et s'adapter à de nombreux artistes de toutes les générations mais c'est ses racines punk et rock qui lui taillent les plus beaux costumes. Ce 'Every Looser' est un bonheur et un véritable cadeau d'un artiste de légende. Une référence qui sait innover à 75 ans est un immortel. Touchant et motivant. 

dimanche 20 août 2023

[ CHRONIQUE ]


DEATH IN JUNE 
Nada-Ized
CD
[ NER ]
13.12.22


Avec Douglas Pierce il ne faut jamais dire jamais et la dernière parution de DEATH IN JUNE le prouve. Que s'est-il passé dans la tête de l'artiste lorsqu'il a amorcé ce projet pour le moins inattendu ? Une chose est sûre, 'Nada-Ized' divise et certains fans de longue date crient à la trahison. Pourtant aujourd'hui ce disque bâtard est une réalité. c'est durant 2020 et 2021 alors que Douglas Pierce travaille à un nouvel album de DEATH IN JUNE qu'il mène de front et à distance avec Miro Snejdr (pianiste et arrangeur, collaborateur sur disque et sur scène depuis près de quinze ans) ce projet fou.  Douglas Pierce espère allier l'essence DEATH IN JUNE à l'électro-dance militante des années 80. Les titres retravaillés concernent majoritairement l'oeuvre la plus récente, excepté 'Heaven Street', titre de 1982.
Le résultat est de prime abord déroutant, tant l'atmosphère historique dégagée par DEATH IN JUNE est plutôt acoustique et épurée. Ici on remplit les espaces vides et on réarrange dans un grand élan de machines et de claviers. DEATH IN JUNE revu et corrigé à la sauce 'synthwave', voilà l'ambiance générale de 'Nada-Ized', un disque qui s'assume et fonce tête baissée dans les synthétiques années 80.
Le plus incroyable est qu'après quelques écoutes, ça fonctionne et certaines relectures sont même des réussites.  'A Nausea' qui introduit le projet est une longue progression synthétique martiale qui n'est percée que de rares puits de lumière. Finalement, malgré les boites à rythmes et les nappes de synthé, une certaine noirceur persiste. Presque dansante, la version de 'Going Dark' qui provient de l'album 'Essence' découvre une fraîcheur inédite et une sensualité étonnante. Sensualité qui perdure avec l'introduction langoureuse de 'Their Deception', qui prend rapidement des allures de dance-music à faire monter la température sur un quelconque dancefloor. Incroyable !!
'The Pole Star Of Eden' déjà mélancolique dans sa version originale, garde la cap vers un espace infini sans perdre de son essence. Jolie titre chaloupé, synthétique et planant. On reste en apesanteur avec 'God A Pale Curse' qui vogue dans des cieux étoilés sans douter un instant de sa légitimité. 'Wolf Rose', titre extrait de l'album 'Peaceful Snow' est plus électro et conserve son mystère malgré sa boîte à rythme plus que sommaire. 
DEATH IN JUNE n'a pas fini de nous prendre à rebrousse poil et on frise la sacrilège avec cette version très électro de 'Heaven Street' qui reboostée à grand coup de machines dansantes prends des allures d'Acid-House. Après un 'No Belief' un peu fadasse, 'The Maverick Chamber' bénéficie d'une reconstruction en mode slow langoureux qui pourrait aisément être illustré par le plus torride des couché de soleil sur plage de sable fin. On hésite entre sourire ou succomber, tant musicalement tout fonctionne parfaitement et entendre la tonalité grave et chaude de Douglas Pierce sur ce genre d'atmosphère et aussi inattendu que finalement appréciable. Le vaisseau reprend la route des étoiles avec un 'Last Europa Kiss' qui prend le partie de danser où à minima de taper énergiquement du pied. 
Bien entendu, 'Nada-Ized' est hors jeu et son auteur vient de pousser les murs de son royaume comme jamais auparavant, mais soyons honnête l'ensemble reste de bonne facture qu'on adhère ou pas. Sur la majorité des titres l'association de Miro, Douglas fonction plutôt bien. On criera au scandale, on se moquera aussi ou on prendra ce disque comme ce qu'il est, un hommage et aussi sans doute une récréation de recréations. Mais diviser, n'est il pas le fer de lance de DEATH IN JUNE depuis toujours ?

samedi 19 août 2023

[ INFOS ]

MODERN ENGLISH  /  Tournée et Nouvel Album 


Formé en 1979 ces vétérans du post punk, de la new-wave et de la pop ont traversé les époques malgré une longue pause en 1987. MODERN ENGLISH a marqué les esprits au début des années 80 avec des titres comme 'Gathering Dust', repris par la suite pas This Mortal Coil, 'I Melt With You', sans doute leur titre le plus connu, ou encore 'Someone's Calling'. Leurs trois premiers disques parus su l'indépendant 4AD entre 1981 et 1984 sont d'une grande cohésion et possèdent un pouvoir mélodique unique. Le line up originel de MODERN ENGLISH (Steve Walker - Gary McDowell - Robbie Grey - Michael Conroy) à produit en 2016, le très bon 'Take Me To The Trees', neuvième album studio du groupe et a sillonné les routes pour le défendre sur scène près de deux ans. 
En préparation depuis plus de deux ans, le successeur de 'Take Me To The Trees' semble être en orbite. En effet de nouvelles dates ont été annoncées pour MODERN ENGLISH et d'autres devraient l'être pour cet automne et cet hiver. Le quatuor dit vouloir défendre les nouvelles chansons d'un disque nommé '1234'. Pas de date de sortie encore pour ce dixième disque qu'on imagine paraître au début de l'année prochaine. Quatre nouveaux titres ( 'Genius', 'Crazy Love', 'Long In A Tooth' et 'Not My Leader') ont été joué live sur KEXP en juin dernier (session à visionner ci-dessous). Le rendu annonce un disque énergique et plutôt rock dans l'âme. On espère voir MODERN ENGLISH en Europe cet hiver avant de pouvoir découvrir '1234'. 

jeudi 17 août 2023

[ CHRONIQUE ]


DRY CLEANING
Stumpwork
CD/LP/K7
[ 4ad Records ]
21.10.22


Le quatuor londonien a été un véritable coup de coeur il y a deux ans avec 'New Long Leg', un premier album au style 'arty', épuré et original. Le parlé, plutôt que le chanté de Florence Shaw de sa voix plutôt grave accentuant la singularité de DRY CLEANING a fait de ce groupe une véritable découverte et a suscité un intérêt grandissant. Inutile de préciser alors que la suite était attendue et que le second album serait sans doute plus décortiqué encore que le premier. 
La critique a été unanime, il faudra désormais compter sur DRY CLEANING et le groupe qui a tourné un peu partout en Europe ne s'est pas reposé sur ses lauriers et à composé durant la tournée qui aura durée près d'un an suffisamment de nouvelle musique pour enrichir un second album. 'Stumpwork' (travail de broderie) est paru à l'automne dernier, soit à peine un an et demi après le premier. 
Dès 'Anna Calls From The Arctic' qui introduit l'affaire, on est en terre familière. Florence Shaw déclame un texte de sa voix chaude sur une musique dont la rythmique jouée à la basse se tortille sur une base froide et lancinante. Entre pop et expérimentations diverses DRY CLEANING déploie un style bien à lui que n'aurait sans doute pas renier un certain John Cale. 
Sur un mode plus enjoué, 'Kwenchy Kups' est plus lumineux et offre à la musique, cette fois, un véritable virage pop. 'Gary Ashby' (vidéo ci-dessous) conserve le même mood et offre un titre entrainant qui donne l'occasion à Florence Shaw de faire quelques pas vers le chant. On ne s'étendra pas sur la pochette de 'Stumpwork' qui présente tout ce qu'une salle de bain peut avoir de repoussant. Il faut sans doute être anglo-saxon pour en comprendre les subtilités. 
La suite est teintée de blues sur le traînant mais efficace 'Driver's Story' et retour au spoken-word qui colle parfaitement à l'ensemble. On note ici et là des éléments nouveaux dans la musique de DRY CLEANING comme dans 'Hot Penny day' qui sur l'ossature exsange, bénéficie d'arrangements plus nombreux et de sonorités nouvelles. Le résultat est réussi et on sent sur de solides bases, des mutations en devenir. A mi-parcours, 'Stumpwork' est un morceau cool, plus chuchoté que réellement parlé. Le titre progresse comme défile les paysages lors d'une ballade dépourvue de tout but. Le quatuor à décidemment le chic pour installer le climax et plonger l'auditeur dans son monde. Alors que le disque chemine doucement vers son épilogue, on retrouve après le presque rock 'Don't Press Me', excellente vignette de moins de deux minutes, le tissage batterie, basse, guitare de 'Conservative Hell' qui file à l'allure d'un cheval au galop jusqu'au break faisant basculer le tout dans le monde des rêves. Après la lente progression de 'Liberty Log' sur près de sept minutes d'atmosphères nébuleuse et floue, DRY CLEANING clot le chapitre 'Stumpwork' avec 'Icebergs', sans doute le morceau le plus tordu de l'album. Bancale et foutraque, ici tout semble déconstruit et à la mauvaise vitesse. Le groupe choisi de conclure sur le titre le moins accessible pour des raisons qui lui appartiennent, ce qui ne retire rien à la qualité du disque.
Certes, l'effet de surprise est passé, cependant,  l'important est que tous les éléments qui nous ont fait aimer la musique de DRY CLEANING soient là. Le style est maintenant fixé et l'inspiration intacte. Ce second album est bon. Il reste hors mêlée dans ce qui se fait globalement dans le monde du rock. Il n'est d'ailleurs pas vraiment rock, ni vraiment pop et sans doute pas réellement expérimental et c'est que qui fait sa force.

mercredi 16 août 2023

[ INFOS ]



HOUSE OF MYTHOLOGY  /  Réédition 

CURRENT 93 - HÖH 
Island - Réédité en vinyle couleur à l'automne 


A la fin des années 80, alors que CURRENT 93 débute sa mutation du bruit noir vers une musique plus mélodique, laissant de plus en plus de place aux incarnations folk, David Tibet, envisage sérieusement de définitivement partir vivre en Islande. Il y fait régulièrement des visites et y tisse des liens amicaux et artistiques. 
Dès 1986, il travaille chaque fois qu'il le peut avec Hilmar Örn Hilmarsson (HÖH) sans but ni plan préétabli. HÖH est compositeur de musique de films et la fusion Tibet-HöH est immédiate et donne naissance à une musique mystique, mêlant de solides bases classiques à des expérimentations traditionnelles parfois proche d'un certain chamanisme. Les textes de David Tibet et sa singulière voix achèvent de donner à l'ensemble un caractère unique. 
C'est finalement après cinq ans de sessions de travail que 'Island', disque unique dans la discographie de CURRENT 93 voit le jour. Mortalité et religion hantent une musique souvent ambiante sur de longues plages incantatoires. Parmi les invités, on retrouve Bjork, Rose McDowall ou Enar Örn (Sugarcubes). 'Island' est aujourd'hui considéré comme une oeuvre reconnue et le disque de CURRENT 93 le plus difficile à trouver du fait qu'il n'a jamais été réédité en version vinyle depuis sa parution en 1991. La cote de cet album peut monter à des prix déraisonnables. 
La nouvelle à donc dû réjouir nombre d'amateurs de ce disque rare, puisque le label House Of Mythology annonce une réédition vinyle couleur de 'Island' de CURRENT 93/HÖH pour cet automne. On ne sait pas ni à quel date ni si le disque ressortira dans sa forme initial, remasterisé ou agrémenté, mais le plaisir d'écouter cette oeuvre singulière dans sa version vinyle est d'ores et déjà une excellente nouvelle. Affaire et précisions à suivre ...

mardi 15 août 2023

[ CHRONIQUE ]


JESSE TABISH 
Cowboy Ballads Part1
CD/LP
[ Pias ]
21.10.22


Puisqu'il faudra encore attendre un peu avant une nouvelle parution du fabuleux projet Other Lives, revenons sur l'essai solo de JESSE TABISH paru à l'automne dernier. L'artiste a en effet puisé dans ses réserves pour livrer un premier disque, 'Cowboy Ballads Part 1' qui marque son influence notoire au sein de son projet en groupe. Même si le
 flacon est différent, l'ivresse procurée par la musique de l'américain reste identique et ce dès l'introduction 'Cowboy Ballad'. 
Pour ce premier album, JESSE TABISH à travaillé seul sur certaines parties, mais aussi avec sa femme Kim Tabish. Pour 'Bells And Whistles', ballade pop envoûtante et l'acoustique et nébuleuse 'Keep You Right' c'est avec Josh Onstott (membre de Other Lives) que TABISH partage les compositions. L'esprit de Other Lives n'est jamais loin. On retrouve les mêmes orchestrations et envolées mélodiques dans des constructions belles et nobles. 
Le disque est ponctué de vignettes instrumentales de moins de deux minutes qui offrent respirations et apportent à l'atmosphère onirique offrant une suite de titres assez magiques. Les années 60 et 70 hantent l'ensemble et le fantôme de Morricone erre dans les couloirs d'un vieux manoir chargé d'histoires. C'est vrai que 'CowBoy Ballads Part 1' pourrait être la bande originale d'un Western imaginaire, de ce genre de grand classique dans lequel le héro écorché vif à du coeur malgré tout. Pourtant certains titres s'éloignent du genre comme cet enchanteur 'Castro' (vidéo ci-dessous) aux rythmiques bossa nova. Tantôt conquérante, tantôt mélancolique, parfois mélancolico-conquérante, la musique de JESSE TABISH sort assurément de toutes mouvance et repose sur de solides mélodies et des arrangements ciselés. Il suffit d'écouter avec quelle simplicité l'artiste emballe l'auditeur sous le charme de 'Fantastik', voyage en lévitation de paysages en paysages dont seul JESSE TABISH à le secret. A grand coup de cordes et d'arpèges étonnants. La tradition Western reprend de plus belle en fin de parcours avec la ballade chaloupée 'Halloween Day' véritable hommage au grand Ennio Morricone. La sécheresse de la guitare alliée à la douceur des cordes est une pure merveille. 
C'est 'Rituals II', jolie mélodie portée par un piano de bar et soutenue de voix angéliques qui referme la marche d'un premier essai cossu et inspiré que ne renierait pas Other Lives. L'ensemble est beau, parfois plus encore, et le diversification n'y empêche aucune unité. On ne sait pas encore de quoi sera fait l'avenir mais réjouissons nous d'écouter encore et encore ce très réussi 'Cowboy Ballads Part1'.  

[ T.V. ]

LUSH  /  Nothing Natural 
ALBUM : 'Spooky'
FORMAT : LP (Réédition)
[ 4AD Records ]

jeudi 10 août 2023

[ SORTIES ]











SORTIES : LES DISQUES DU MOIS D'AOUT



THE CULT /
Sonic Temple 
DOUBLE VINYLE COULEUR 
[ Beggars Arkive ]


THE CULT /
Ceremony 
DOUBLE VINYLE COULEUR 
[ Beggars Arkive ]


DEPECHE MODE /
Sounds Of The Universe 12' Singles
BOX - 7x12' VINYLES 
[ Mute - Sony ]


DURAN DURAN /
A Hollywood High 
DVD - BLU RAY 
[ Cherry Red ]


DURAN DURAN /
Girls On Film - The Complete 1979 Demos
VINYLE COULEUR 
[ Cleopatra Records ]


ERASURE /
Always - Best Of 
DOUBLE VINYLE 
[ Mute records ]


THE HUMAN LEAGUE /
Secrets 
DOUBLE CD - DOUBLE VINYLE
[ Demon Records ]


LUSH /
Spooky 
VINYLE COULEUR 
[ 4ad Records ]


LUSH /
Split 
VINYLE COULEUR 
[ 4ad Records ]


LUSH /
Lovelife 
VINYLE COULEUR 
[ 4ad Records ]


THE JESUS AND MARY CHAIN /
Sunset 666
CD - DOUBLE VINYLE COULEURS
[ Fuzz Club Records ]


PUBLIC IMAGE LIMITED /
The End Of World 
CD - DOUBLE VINYLE COULEUR
[ PIL Official ]


RITUAL HOWLS /
Turkish Leather 
VINYLE COULEUR 
[ Felte ]


SOL INVICTUS /
Sol Veritas Lux 
DOUBLE VINYLE COULEUR 
[ Auerbach - Prophecy ]


SOL INVICTUS /
Thrones 
VINYLE COULEUR 
[ Auerbach - Prophecy ]


SONIC YOUTH /
Live In Brooklyn 2011 
DOUBLE CD - DOUBLE VINYLE COULEUR 
[ Silver Current Records ]


SUN'S SIGNATURE /
Sun's Signature 
CD - VINYLE COULEUR 
[ Partisan Records ]

DAVID SYLVIAN /
Samadhisound 2003-2014
BOX - 10xCD 
[ UMR / Samadhisound ]





mardi 1 août 2023

[ T.V ]

P.J. HARVEY / A Child's Question, August
ALBUM : 'I Inside The Old Year Dying
FORMATS : CD / LP 
[ Partisan ]