lundi 28 août 2017

[ CHRONIQUE ]

AMANDA PALMER & EDWARD KA SPEL  /  I Can Spin A Rainbow
[ 8ft. records ]


On avait déjà pu se rendre compte de la proximité de l’américaine AMANDA PALMER avec les anglais de The Legendary Pink Dots à l’époque de The Dresden Dolls qui invitait régulièrement le groupe d’EDWARD KA SPEL sur scène lors de leurs diverses tournées. On apprendra plus tard qu’Amanda Palmer est fan du travail de Ka Spel depuis l’adolescence. On peut paler d'un rêve réalisé pour cet album en commun qui était d'ailleurs planifié de longue date entre les deux protagonistes. 
A l’écoute de ces neuf titres en commun, force est de constater que les univers s’accordent parfaitement tant les styles des deux artistes font partie de la même sphère. Après un ‘Pulp Fiction’, introductif tout en progression chanté à deux voix,  on retrouve une ballade automnale au violon et piano sussurée de voix de maître par EDWARD KA SPEL. S’en suit la reprise du ‘Shock Of Contact’ de The Legendary Pink Dots sous le titre ‘The ShocAMANDA PALMER qui offre à cette version assez fidèle à l'originale toute sa douceur et sa féminité. Suite au merveilleux duo ‘Beyond The Beach’, on retrouve le grand moment de ‘I Can Spin A Rainbow’, au travers de The Clock And The Back Of The Cage’ un titre tout en délicatesse et en mélancolie. Superbe pièce musicale triste et authentique. Un moment de pure magie ! 
k Of Kontakt’ chantée cette fois par
Il se dégage de cette collection une atmosphère à la fois douce et sereine, mélancolique et mystérieuse. Rien ne laisse de marbre dans une succession de ritournelles faussement désuètes. Les ambiances se suivent et laissent leurs empreintes comme on visiterait des pièces toute plus typées les unes que les autres. Les compositions s’étirent parfois jusque presque dix minutes sans même qu’on s’en rende compte et les pièces se muent en tranches de vies. L'album se conclue sur ‘Rainbow’s End’, pendant de l’introduction ‘Pulp Fiction’. Développement musicale de plus de sept minutes qui serpente lentement au grès du violon et des voix de KA SPEL et PALMER qui se répondent jusqu’à s’éteindre doucement puis disparaitre. Ce premier album à quatre mains est d’une homogénéité étonnante, proposant neuf (onze pour la version vinyle) titres denses et attachant. Un disque singulier qui laisse des traces. Une œuvre réussie !!


[ FREUND ]

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire